«La folie des éoliennes s’accélère encore: la situation de la France exige de l’arrêter!»

La programmation pluriannuelle de l’énergie vient d’être adoptée dans la discretion par un décret du gouvernement le 21 avril. Elle prévoit une multiplication par 2,25 de la puissance installée de l’éolien terrestre d’ici 2028.

 

La prolifération des éoliennes est ainsi inscrite au rang des priorités de notre pays. N’y avait-il pas de décisions plus urgentes, en ce temps de pandémie?

«Nos paysages terrestres ou maritimes, avec les monuments qu’ils incluent, forment le cadre de vie des Français, et la base de notre tourisme. Un des rares atouts qui nous restent. Préservons-le», 


Le coronavirus a tout bouleversé. Il faut que la France renfloue une grande partie de son économie, la rende plus compétitive, remette à niveau son dispositif sanitaire, tout en limitant l’envolée de sa dette. Notre pays devra poursuivre aussi sa lutte pour le climat, en ce qu’elle a de rationnel: isolation des bâtiments dans le respect de l’environnement, promotion des véhicules électriques, relocalisation des productions. Tout cela mobilisera d’énormes sommes, publiques et privées.

La France ne peut se permettre, en plus, une politique éolienne meurtrière pour nos paysages et nos pêcheurs, inutile pour la défense du climat et bientôt insupportable pour les finances des particuliers comme pour celles de l’État.

On voit déjà, dans nos campagnes, beaucoup d’éoliennes. On en verrait presque partout si le programme adopté le 21 avril dernier était appliqué. Et elles nous domineraient encore plus. Les engins qu’on implante aujourd’hui mesurent couramment 185 mètres de haut. Le préfet des Ardennes a autorisé 65 engins de 200 mètres. Le projet du Haut-Armançon, dans l’Yonne, atteint 240 mètres. On se rapproche à toute allure de la tour Eiffel, d’une hauteur de trois cents mètres. Sauf que celle-ci est unique, alors que la vision d’une pléiade de tours Eiffel serait oppressante.

Quant aux éoliennes installées dans des zones de pêche riches en ressources, elles détruisent les fonds marins et chassent les artisans pêcheurs.

Nos paysages terrestres ou maritimes, avec les monuments qu’ils incluent, forment le cadre de vie des Français, et la base de notre tourisme. Un des rares atouts qui nous restent. Préservons-le.


Peut-être certains s’imaginent-ils que le sacrifice de ces paysages aux éoliennes est nécessaire pour lutter contre le réchauffement. Au contraire, grâce à l’électricité d’origine nucléaire et hydraulique, la production française d’électricité ne dégage presque plus de carbone. Les dernières centrales au fioul ont fermé. La fin des dernières centrales au charbon est programmée à brève échéance. Reste le gaz, qui n’est nécessaire que pour compenser l’extrême intermittence des productions éolienne et photovoltaïque. Dès lors, une nouvelle implantation massive d’éoliennes ne serait d’aucune aide dans la lutte contre le réchauffement.

 

Excédentaire en électricité, la France n’a pas  besoin de sources nouvelles d’énergie. Elle dispose de centrales nucléaires anciennes qui pourraient être prolongées

Et même, elle lui nuirait. Dans notre pays, une éolienne ne fonctionne en moyenne qu’à 24 % de sa puissance: quand le vent est faible, elle reste immobile, et quand il est trop fort, on doit l’arrêter. Or les consommateurs ont besoin d’une alimentation en énergie régulière. Le gaz, polluant, prend donc le relais. Si une nouvelle extension est donnée à l’éolien, il faudra davantage de gaz. Du fait de son union forcée avec ce méthane fossile, l’éolien n’est pas une vraie énergie renouvelable. En outre, il s’agira de plus en plus d’un gaz russe, ce qui donnera à la Russie un moyen de pression sur notre pays.


UN COÛT GIGANTESQUE : la programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit pour la décennie 2018-2028, après suppression d’une série de réacteurs encore utiles, la mise en place d’une puissance de 57 gigawatts, éolienne et photovoltaïque pour l’essentiel ; d’où un coût de l’ordre de 81 milliards d’euros, correspondant surtout à des achats de matériel à l’étranger, notamment… en Chine. Le total avoisinerait 120 milliards d’euros, à prélever sur l’épargne française publique ou privée

Ce programme implique aussi un renforcement du réseau, d’un coût de l’ordre de 20 milliards d’euros (plus le coût psychologique des lignes à haute tension), et, compte tenu de l’intermittence de l’éolien comme du photovoltaïque, la création d’une force de secours d’un coût de l’ordre de 19 milliards d’euros.

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N’est-il pas temps de revenir à de plus justes priorités? Cessons d’aider de nouvelles éoliennes en France, et consacrons ce qui nous reste de ressources au sauvetage de notre pays.

Bulletin de la Fédération de l'environement Durable (SOS Pays de Falaise en est membre)
 

 

 

Ce projet qui au final  a beaucoup de chances de nous être imposé, s’appuie sur des slogans et non sur la réalité des choses qu’il convient ici de rappeler :

Quels seront les avantages pour les habitants ? AUCUN

Une supercherie financière scandaleuse, un traitement inégalitaire, une augmentation des taxes, un vol de leur tranquillité et de leur paysage.

 

Lors de la première réunion, les promoteurs ont indiqué que des compensations doivent être mises en place (donc pour pallier un préjudice) et que la covisibilité sera d’au moins 20 kms.

 

·         Une poignée de propriétaires et moins de 300 habitants des trois communes du projet seront indemnisés pour un préjudice subi par les 28 000 habitants de la communauté de commune du Pays de Falaise

·         La  « compensation » représente 6 euros par habitant de cette communauté,  un avantage financier local  misérable ; même pour les habitants privilégiés le bilan sera négatif : sur la base du projet   gouvernemental  de 20 000 éoliennes en France, la CSPE (sur la facture d’électricité), devrait, comme en Allemagne faire augmenter la facture d’électricité d’au moins 60 % (soit environ 400  par€/foyer/an, beaucoup plus pour les fermes), cela sera beaucoup  important à payer que leurs 6 € par habitant.

·         Les propriétaires accueillant une éolienne seront les dindons de la farce : la location ne couvrira pas les frais de démantèlement (location sur 30 ans =180 000 € pour un chiffre moyen de 400 000 € de coût de démolition)

·         Une diminution des ressources touristiques aura lieu, notamment la fréquentation des gîtes.

·         Une diminution de la valeur des biens déjà corroborée par des décisions de justice se produira.

 

Les avantages de ces installations industrielles n’existent pour personne à part les constructeurs et les bureaux d’étude. Elles sont imposées par une législation  qui  transgresse toutes les règles de concertation (notamment le vote des conseils municipaux) et  d’instruction des projets industriels, notamment des ICPE. Récemment les recours devant les tribunaux administratifs sont devenus payant !

 

Ces installations industrielles (les éoliennes) produiront pour les habitants des trois communes et au-delà :

 

  • Des risques pour la santé et la sécurité, bafouant le principe constitutionnel de précaution

  • Un effet stroboscopique le jour et lumineux la nuit,  obsédant et nuisible. [2]  Et les feux rouges la nuit obligeront les habitants à fermer hermétiquement leurs volets pour dormir.

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  • ·Des nuisances sonores : le coté répétitif et obsédant du bruit (comme l’effet stroboscopique) nuit gravement aux hommes. L’académie de médecine a fait  des recommandations pour leur protection[3] qui sont loin d’être respectées dans ce projet. Pour les infra sons un colloque international[4]  a eu lieu à Paris et il apparait que les informations disponibles sont loin de pouvoir donner un avis favorable. Il faut que des recherches sur le sujet soient entreprises.

  • Une évidente destruction de leur paysage que rien ne viendra compenser. Elle va à l’encontre de la politique départementale du tourisme : 9 mats de 180 m  plus hauts que le Mont Saint Michel (156 m) et les massifs environnants

  • L' écrasement d’un paysage transformé en banlieue industrielle,  pour le moment totalement préservé, dans la vallée de mémoire de la Dives, par laquelle les alliés ont fermé la poche de Falaise (confère site classé de Chambois). La covisibilité avec plus de 50 Monuments historiques et Inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques détruira toute authenticité et leur intérêt touristique.

  • Présence oppressante pour les habitants  (à 700 m de chez eux).

Le bilan  écologique des éoliennes est fortement négatif :

·         Augmentation du CO2 : Les éoliennes ne fonctionnent en moyenne qu’à 27 % de leur puissance maximale ; il faut pallier cette carence 73% du temps par des centrales thermiques ou nucléaires. Et vu le plan de démantèlement de ces dernières, la production de CO² va augmenter (cf 2017), l’inverse de ce que préconise la  politique de préservation du climat. Vos projets ne répondent pas au seul levier efficace de diminution du Co2 : l’économie d’énergie  (45% de l’énergie est dépensée par les bâtiments, dont 67% pour le chauffage[5]). Pour le bénéfice du climat et des citoyens c’est dans l’isolation des bâtiments  que doit porter l’effort et non dans la construction des ventilateurs que sont les éoliennes. L’économie par habitant compensera largement la ridicule  compensation  de 6 euros/habitant, (rapportée à la communauté de commune) et  ne sera pas loin de ce que les 3 communes toucheront comme indemnité par tête. Pour ce faire, un fonds destiné à l’isolation, équivalent à votre indemnité de 167 000 euros pourrait être utilement créé par  la Communauté de communes du Pays de Falaise. L’isolation permet de diminuer jusqu’à 30% les dépenses de chauffage, une économie bien supérieure à  6 euros.

 

·         Nuisance possible de fonctionnement pour le radar polyvalent de Falaise : météo, détection des accidents nucléaires…. L’avis d’un organisme de contrôle agréé par un ministère qui  fait la promotion de l’éolien (juge et parti), n’est juridiquement pas recevable.

·         Atteinte à l’écosystème :

o   Atteinte à l’hydrologie locale du fait de plus de 6 000 tonnes de béton coulées

o   Destructions des oiseaux et chauve-souris : inacceptables quand les études écologiques notent que les populations ont diminué de presque un tiers depuis 20 ans dans les campagnes.[6]

 

Toutes ces raisons nous conduisent, en tant qu’habitant et en tant que citoyen à nous opposer à  un projet allant à l’encontre de l’intérêt général et défiant le simple bon sens.

 

Les promoteurs éolien, Nordex et VRD

 sont peut-être  « dans la légalité» mais ne seront jamais légitimes.

 

 

[1]Les soi-disant études de terrains préliminaires n’étant de leur aveu qu’un petit échantillon dont  rien ne peut garantir la représentativité.

[2] https://www.youtube.com/watch?v=ISlodCi2gKg

[3] http://www.academie-medecine.fr/nuisances-sanitaires-des-eoliennes-terrestres/

[4] https://www.adenos-asso.fr/2018/11/18/colloque-sante-et-infrasons-16-11-2018-paris/

[5] ADEME : https://www.ademe.fr/en/particuliers-eco-citoyens/dossiers-comprendre/dossier/lenergie-france/consomme-plus-denergie-france

[6] https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs

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